Forum Economique de Mayotte

14 & 15 Novembre 2018

Autres Participants

Muhsin Salim MASOUD

Managing Director, Amana Bank

Xavier CHATTE-RUOLS

Directeur de Business France Afrique de l’Est

Jean-François GUITARD

Directeur du développement de l’aéroport de Nice

Soibahadine IBRAHIM RAMADANI

Président du Conseil Départemental

Mohamed ALI HAMID

Président de la CCIM. Chambre de Commerce et d’Industrie de Mayotte.

Alain-Kamal MARTIAL

Conseil Général de Mayotte, Conseiller d'éducation artistique

Aurélien DAUBAIRE

Directeur régional de l'INSEE, Réunion-Mayotte

Location

The headquarters and main branch of Amana Bank are located in Golden Jubilee Tower, along Garden Avenue, in the central business district of the city of Dar es Salaam, the largest city and financial capital of Tanzania. The geographical coordinates of Golden Jubilee Tower are: 06°48’49.0″S, 39°17’21.0″E (Latitude:-6.813611; Longitude:39.289167).[2]

Overview

The bank is a fully licensed Islamic banking institution. As of July 2016, the bank had over 34,000 customers, served through seven branches, of which five were in Dar es Salaam, one in Mwanza and one in Arusha.[3] As of 31 December 2017, the bank’s total assets were valued at TZS:204 billion (US$89.7 million), with shareholders’ equity of TZS:23.7 billion (US$10.43 million).

History

Amana Bank was established in 2011 with paid-up capital of TSh27 billion (approx. US$12.6 million in 2016 money). It is the first fully Sharia-compliant bank in Tanzania. The discussions to establish this bank date back to October 2009, among prominent Tanzanian business personalities.

Contact

Website: http://www.amanabank.co.tz

Tel. 0657 980000

Email: customerservice@amanabank.co.tz

Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française.

Créée le 1er janvier 2015, Business France est issue de la fusion d’UBIFRANCE (Agence française pour le développement international des entreprises) et de l’AFII (Agence française pour les investissements internationaux).

Implantée dans 70 pays, Business France emploie 1 500 collaborateurs. Dans le cadre de ses missions, Business France s’appuie sur un réseau de partenaires publics et privés, en France et à l’étranger.

En Afrique de l’Est, Business France couvre 7 marchés : le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Rwanda l’Éthiopie, Djibouti et le Soudan.

Missions de Business France

Business France s’est vu confier 3 missions par l’Etat :
– Export : accompagner les entreprises françaises dans leurs projets de développement export  
– Invest : accompagner des investisseurs étrangers dans leurs projets d’implantation sur le territoire français  
– Image de la France : promouvoir l’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires

DETAIL DES MISSIONS EXPORT DE BUSINESS FRANCE EN AFRIQUE DE L’EST
Les experts sectoriels du bureau régional Business France à Nairobi informent, conseillent et accompagnent les entreprises françaises désireuses de développer des courants d’affaires en Afrique de l’Est. Pour ce faire, ils proposent des services adaptés aux différentes étapes d’un développement export :

- Etudes de marché 
- Informations sur les conditions d’accès au marché 
- Identification de prospects et de partenaires d’affaires (importateurs, distributeurs, clients…) 
- Organisation de programmes de rendez-vous BtoB 
- Organisation d’évènements export (rencontres acheteurs, pavillon France sur salon…) 
- Expertise juridique et règlementaire  
- Veilles d’appels d’offres internationaux 
- Prestations de communication 
- Promotion du Volontariat International en Entreprise (V.I.E)

En 2017, plus de trois cents entreprises françaises ont été conseillées et accompagnées sur les marchés est-africains couverts par Business France. 7 forums d’affaires sectoriels ont été organisés et plus de 500 mises en contacts ont été établis au profit de nos entreprises françaises.

Depuis plus de 50 ans, l’aéroport de Nice Côte d’Azur est la porte d’entrée incontournable des rivieras française et italienne, ce qui lui a permis de développer un savoir-faire et une expertise aéroportuaire reconnue.

L’aéroport de Nice est le deuxième aéroport français et accueille plus de 12 millions de passagers et traite environ 10 000 tonnes de fret.

L’aéroport de Nice est également le 1er aéroport régional pour l’accueil des compagnies low cost et a également été le premier à accueillir ce type de compagnies (1996). Une vingtaine de transporteurs relient Nice aux grandes métropoles européennes et nord africaines.

L’aéroport de Cannes-Mandelieu est pour sa part uniquement dédié au trafic d’aviation générale et d’affaires. Il est le deuxième aéroport dans sa catégorie au niveau français. La politique des aéroports de la Côte d’Azur vise d’ailleurs à développer ces activités par le rachat de plateformes spécialisées comme l’aéroport du golfe de Saint-Tropez et par un développement des activités d’assistance aéroportuaire pour l’aviation d’affaires (les F.B.O) avec par exemple des implantations sous la marque SKY VALET à Paris Le Bourget, en Espagne et au Portugal.

Les aéroports de Nice et Cannes ont reçu de nombreuses distinctions internationales en matière de qualité de service, d’efficience et de marketing. Ils bénéficient d’une triple certification ISO 9001 V2000 (assurance qualité), ISO 14001 (environnement), ISO 18001 OHSAS (sécurité au travail) ainsi que du niveau 3+ Airport Carbon Accreditation, le premier en France à bénéficier d’un tel label.

Depuis plus de 30 ans, nous exportons notre savoir-faire dans le cadre de missions de formation, d’expertises, d’audits, de contrats de management et de concession.

En 2008, une nouvelle structure – « la société Aéroports de la Côte d’Azur » – a été mise en place et bénéficie d’une concession d’une durée de 37 ans. Cette société a pour mission de poursuivre la gestion des aéroports de Nice et Cannes-Mandelieu. Depuis fin 2016, le capital est reparti entre le consortium AZZURRA réunissant ATLANTIA, EDF INVEST et AEROPORTI DI ROMA (64 %), la Chambre de Commerce et d’industrie Nice Côte d’Azur (25 %), le Conseil Régional Provence, Alpes Côte d’Azur (5 %), la métropole Nice Côte d’Azur (5 %) et le conseil départemental des Alpes Maritimes (1%).

Fils d’un père ingénieur agronome (chef de secteur agricole) et d’une mère agricultrice, Soibahadine Ibrahim Ramadani est né le 5 mars 1949 à Chiconi. Elevé dans une fratrie de 14 frères et sœurs, il grandit à Sada (1956 à 1958) et à Chiconi, à la station agricole, à proximité de la société Bambao de Kahani, sous l’autorité d’un père à la forte personnalité, ayant le sens de l’éducation. Il entre à l’école élémentaire en 1957 et s’initie à la langue de Molière auprès d’Ahmed BOUDRA et auprès de Younoussa BAMANA.

Soibahadine IBRAHIM RAMADANI : Président du Conseil départemental de Mayotte depuis avril 2015

Au lieu de faire ses études au Lycée Saïd Mohamed Check à Moroni aux Comores, comme la plupart des mahorais de l’époque, il a eu la chance d’aller, de 1961 à 1971,  à Tananarive au prestigieux lycée Condorcet (devenu lycée Gallieni), également fréquenté par Y. BAMANA  – Madagascar était à cette époque  le fleuron des colonies françaises. Cet enseignement de rigueur militaire a beaucoup façonné son tempérament et son caractère. Elève extrêmement timide qui avait horreur d’être mis en avant, Soibahadine s’est investi dans ses études et figurait toujours parmi les 2 premiers de la classe. 
Il choisira l’université de Bordeaux pour ses études supérieures, où il obtient un DEUG et une licence en Philosophie. Il se spécialisera par la suite, dans les sciences de l’éducation jusqu’à la soutenance de sa thèse de doctorat de 3e cycle en 1980.

Très jeune, Soibahadine éprouve ses premiers émois artistiques grâce au gramophone de son père,  dans les années 57 et 58. Il apprécie Tino Rossi et les chansons des années 60 du Congo, de l’Afrique de l’Est et de Tanzanie (Kenya) avec Salim Abdallah, mais aussi Cheban Maroumba, qui ont bercé son adolescence. C’est un fin connaisseur des artistes musiciens africains, mais il regrette cependant de ne pas jouer d’un instrument.

Il rencontre sa première femme, au détour d’un bal et l’épouse en 1980. Le couple a eu trois garçons puis se sépare en 1986. Par suite, il contractera un  second mariage, de cette union naîtra le quatrième enfant en 1990. 

Meneur naturel dans son village, c’est un homme de profonde conviction

En 1967, en compagnie des premiers élèves qui fréquentaient  les collèges, il crée « l’Association LAIROVY pour le Progrès des Jeunes de Chiconi » (ALPJC) qui organise des soirées (pièces de théâtres, kermesses,  activités de loisir). A cette époque, ce type d’actions étaient mal perçu par les autorités morales, et tout ce qui était nouveau ou étranger paraissait suspect. La musique et les loisirs (culturels et  sportifs) parviennent cependant à offrir de nouveaux moyens d’expression à la jeunesse.

C’était la période des grandes associations musicales de Mayotte, les Rapaces de Moriombeni, les Desperados de Pamandzi, les Anges de Hajangua, les Scolopendres de Handréma et les Globsines de Mamoudzou… 

A la fin de ses études, il rentre à Mayotte le 08 mai 1980 ; il a du mal à trouver du travail. Il était pourtant un des rares diplômés du moment, car:

  • Fils de “serrez-la main”, Ibrahim Ramadani, son père, militait dans le Parti du Rassemblement Démocratique de Mayotte (PRDM), et était le chef de file  des opposés aux élus au pouvoir au Conseil général. On lui a fait sentir qu’il était du mauvais côté.
  • De plus, il régnait une suspicion quasiment épidermique des élus de Mayotte vis à vis des étudiants ayant fait des études longues. Ces dirigeants étaient tous issus de l’Association pour les Stagiaires et Etudiants originaires des Comores (ASEC) qui n’étaient pas favorables à Mayotte française.

A l’époque, le MPM, bâti sur la tradition mahoraise et représenté par les personnalités notables, appliquait des méthodes de gestion  autoritaires auquelles Soibahadine s’opposait.
Avec une âme de militant opposé au diktat, il intègre le RPR, en 1985 ; un courant qui contrebalançait l’autorité afin de faire vivre l’expression de la démocratie pour  Mayotte.

En 1981, il entre enfin à la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS) en tant que responsable de l’éducation pour la santé et de l’alphabétisation des adultes (APROSASOMA).

Il intègre l’Education nationale en 1982. Il est alors enseignant de psychopédagogie au Cours normal de Mayotte où il sera nominé au poste de directeur en décembre 1984, puis Chargé de missions en 1988, avant d’être mis à la disposition du Sénat en octobre 2004. 

Il est intégré dans le corps des instituteurs de l’Etat début 2005, puis des professeurs des écoles en 2007. Il prendra sa retraite en septembre 2012. Conférencier passioné d’histoire et de culture mahoraise, il est chercheur au centre interdisciplinaire de recherche sur les constructions identitaires, rattaché à la faculté des lettres et des sciences humaines de La Réunion.

En 1995, il milite pour la limitation des naissances plutôt que de  l’espacement des naissances. Personne n’osait aborder ce sujet à l’époque. Et de 1996 à 1998, un Comité de pilotage a été mis en place avec Dr Abdul Djabar comme chef de Projet, pour lancer le slogan pour la planification familiale “1,2, 3 Bass”, initié par Soibahadine.

De 2001 à 2008, Soibahadine est à la tête du Syndicat Mixte d’Investissement pour l’Aménagement de Mayotte (SMIAM) qui construira 400 classes maternelles et élémentaires ainsi que 48 terrains sportifs (terrains de football et plateaux sportifs). 

En 2004, monsieur Soibahadine Ibrahim Ramadani est élu Sénateur de Mayotte jusqu’en 2011, date à laquelle il prend sa retraite parlementaire.

Élu Conseiller général du canton de Ouangani en mars 2015, avec l’étiquette UMP (Union pour un Mouvement Populaire), Soibahadine Ibrahim Ramadani est un homme politique qui séduit par son tempérament calme, posé et sérieux. Il est convaincu qu’au-delà des compétences, ce qui compte, c’est l’homme ; “Le comportement de l’homme, avant ses idées,” au-delà des capacités intellectuelles. 
Face à un problème, il est ouvert à la discussion. C’est un démocrate, libéral, toujours prêt à la négociation.

C’est un homme de terrain qui pratique le sport de haut niveau : à ce titre, il a fait partie de la sélection de Mayotte de basketball en 1966, mais il est également excellent en handball et en athlétisme. Il sera Champion de Mayotte de saut en hauteur dans les années 60. 

Monsieur Soibahadine Ibrahim Ramadani a eu de nombreuses distinctions:

  • Médaillé de bronze et d’argent de la jeunesse et des Sports (1996)
  • Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur (2004)
  • Chevalier de l’ordre des Palmes académiques (2008)
  • Médaillé d’or de la départementalisation de Mayotte (2013)

Au terme de ces élections, il devient le premier Président du tout nouveau Conseil départemental de Mayotte. A  l’âge de 66 ans, il est le doyen des élus de l’hémicycle Younoussa BAMANA.

Mesdames, Messieurs,
Après plus de 22 ans d’exploitation, la Chambre de Commerce et d’Industrie s’est vue retirer la gestion du port de commerce, le poumon économique de Mayotte. La perte de cette concession ne doit pas être une fatalité pour notre jeune chambre  consulaire. Nous allons restructurer notre politique de fonctionnement, valoriser nos concessions et mettre en place de nouvelles actions. Notre nouvelle politique est de privilégier le bien commun sur le gain particulier et d’adopter une approche diversifiée  adaptée  à  notre  territoire au lieu d’une approche monolithique et centralisée. Généraliste du conseil aux entreprises, catalyseur du développement économique local et accélérateur des performances de l’entreprise, la CCI Mayotte se positionne sur une gamme globale de prestations aux entreprises. Outre ces missions de renforcement de liens entre le territoire et les entreprises, nous avons une mission de conseil et d’accompagnement des communes en assurant l’ingénierie de leurs projets. Nous allons donc restructurer notre chambre consulaire et oeuvrer pour le développement économique de notre jeune Département, et aussi, l’insertion des jeunes. La Chambre de Commerce et d’Industrie de Mayotte va se positionner comme actrice de la promotion et la gestion de l’apprentissage. Développer les compétences des collaborateurs est un axe stratégique majeur. La formation de nos ressortissants et des cadres devient notre priorité. Pour finir, nous allons oeuvrer aux côtés de l’Etat, du Conseil Général et de nos partenaires institutionnels pour que le développement de notre île profite aux entreprises locales 

 

La nouvelle mandature a fait le choix de replacer la CCI Mayotte au coeur du développement économique à travers des axes forts :

– Accompagner les créateurs et repreneurs d’entreprises dans leurs projets

– Identifier et promouvoir les modalités de simplification de la vie des entreprises

– Favoriser le développement de la formation et des compétences au profit des entreprises et faciliter l’insertion des jeunes

– Dynamiser l’internationalisation des entreprises

– Accompagner les chefs d’entreprises pour anticiper et s’adapter aux mutations économiques

– Représenter la diversité du tissu entrepreneurial et contribuer à l’animation et au développement des territoires en partenariat avec les collectivités

– Conclure un contrat de progrès interne au réseau

Le Président représente la CCI auprès des pouvoirs publics, de toute autorité et des tiers, dans les actes de la vie civile ainsi qu’en justice. Il est assisté dans sa tâche par le bureau composé de 2 Vice-présidents, d’un Trésorier et d’un Trésorier adjoint, et de 2 Secrétaires. 

Le Bureau arrête le budget, oriente l’activité de la CCI avec le Directeur général et étudie les questions devant être soumises à la décision de l‘Assemblée générale.

Alain-Kamal Martial est né dans le village de Mzoizia, dans le sud de l’île de Mayotte. Auteur édité, metteur en scène, il est diplômé d’études théâtrales de l’Université d’Avignon. Il prépare une thèse de doctorat de littérature à l’Université de Cergy-Pontoise. Il crée en 2000 le théâtre IstaMbul qui regroupe de jeunes comédiens mahorais.

Depuis 2002, il entreprend un travail d’écriture et de recherche en collaboration avec des auteurs et des comédiens de l’Océan indien et de l’Afrique Australe. À plusieurs reprises, il est reçu à des festivals et des théâtres en Europe. Travaillant sur l’écriture des énergies, il écrit une série de textes intitulé Les Épilogues joués à La Réunion et en France. Plus que l’édition, l’auteur met l’accent sur la parole scénique. Sa pièce, 17 millions d’enterrements pour une dépouille nationale, a été traduite en portugais, par l’auteur Mozambicain Mia Couto, et joué au Teatro Avenida de Maputo au Mozambique.

L’auteur et metteur en scène réalise son ambition de collaborer avec les artistes de la région et d’initier un dialogue des cultures et des arts sur les planches.
Il occupe au sein du Conseil général de Mayotte, la fonction de Conseiller d’éducation artistique, où il est chargé de la section Art et littérature.

Aurélien Daubaire, 39 ans, administrateur hors classe de l’Insee, est nommé directeur régional Réunion-Mayotte à compter de ce vendredi 1er septembre. Il succède à ce poste à Valérie Roux, qui est nommée cheffe du département de la démographie, au sein de la direction générale de l’Insee, à Paris.

Dès le 4 septembre, Aurélien Daubaire sera à Mamoudzou pour présider le lancement du Recensement de la population de Mayotte, aux côtés de Jamel Mekkaoui, chef du service territorial de l’Insee à Mamoudzou.