Etude de faisabilité d’un projet de mini-sucrerie à Mayotte

Le projet est porté par des experts du sucre dans l’Océan Indien, associé à des partenaires européens et indiens. (Xavier DESPLANQUES  &  associés)

La production de sucre à Mayotte n’est pas quelque chose d’inédit, quelque chose de nouveau, quelque chose encore moins de farfelu.La première « usine à sucre » comme elle était dénommée autrefois à Mayotte, daterait de 1846.  Trente-quatre ans plus tard, en 1880, avec quatorze unités, le secteur sucrier produisait 4235 tonnes….

Ce chiffre de 4235 tonnes de sucres est à rapprocher de la population de Mayotte durant cette période : sans doute quelques milliers d’habitants. La production par tête en 1880 était donc importante et bien supérieure aux capacités du marché local. L’export était donc sûrement la règle pour une partie de la production mahoraise.

En 1950, soixante-dix ans plus tard, (premières données de recensement) la population ne dépassait pas 15 437 habitants.

La prévision de population résidant à Mayotte aujourd’hui serait de près de 450 000 habitants en 2050 et de 743 000 habitants en 2100….

Aspects agricoles

Rechercher un domaine d‘implantation et d’exploitation de l’ordre d’une centaine d’hectares ; pourquoi une centaine d’hectares : parce que le rendement cannier moyen pouvant être espéré dans ce type d’investissement est estimable à 60 tonnes à l’hectare soit une production moyenne sur le cycle de 6 000 tonnes de cannes à broyer par an.

Rechercher une zone aux conditions climatiques et surtout pluviométriques favorables avec une répartition des pluies à l’intérieur de l’année conforme aux nécessités de végétation de la canne à sucre et des températures diurnes et nocturnes en saison sèche propres à la récolte et surtout propres à l’augmentation du taux de saccharose dans la matière première à broyer

Rechercher une population de familles paysannes installées sur le domaine avec des droits de propriété correctement établis et une réelle volonté de travailler ensemble dans le cadre d’un système coopératif à mettre en place avec le promoteur du projet.

Rechercher les variétés de canne ayant déjà été cultivées anciennement sur les terres éligibles quant à la nature des sols, leur configuration, leur accès.

Rechercher une centaine de familles pouvant être concernées par cette spéculation agricole, à raison d’une surface moyenne d’un hectare par famille, l’objectif étant une nouvelle culture sur une nouvelle surface et pas une nouvelle culture sur des terres déjà cultivées pour des productions agricoles différentes.

Rechercher avec les familles retenues le type de cultures intermédiaires pouvant être compatibles à la fois avec la culture de la canne à sucre d’abord, avec le marché local pour absorber les nouvelles productions à partir de ces cultures intermédiaires

 Aspects industriels

Le type d’équipements retenu pour ce projet est celui choisi par le projet de mini sucreries développé par l’ONU D.I. et l’Union Européenne à Madagascar. Il s’agit d’équipements d’unités de transformation semi industrielle de faible dimension, d’origine asiatique (seuls fournisseurs de machines de cette dimension), équipements abrités sous hangar anti cyclonique d’une dimension maximale de 1500 m2, alimentés en eau à puiser sur place.

Ø  Aspects environnementaux

Le projet prévoit de respecter les normes imposées par l’Union Européenne et la règlementation française.

Le projet d’ores et déjà s’engage à n’utiliser aucun produit chimique aujourd’hui contesté par le corps médical et en particulier les herbicides et pesticides non naturels.

Trois années sont nécessaires pour la réalisation de la première campagne de production de sucre roux avec une mise à disposition du marché local de 400 à 800 tonnes de sucres par an destinée à la consommation en sachets pour la grande consommation (à un prix inférieur au sucre blanc importé) et en sacs de 50 kilos et 25 kilos pour l’industrie agro-alimentaire